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ville de vanves - Page 1055

  • Fermeture des bergs de Seine à Paris : GPSO demande un report ! Et Vanves ?

    GPSO s’est ajouté à la liste des territoires et des collectivités locales qui ont émis un avis défavorable au projet de fermeture des bergs de la Seine.

    Pierre Christophe Baguet, son président a expliqué, Mercredi dernier, lors du Conseil de territoire qu’il avait demandé, par un courrier du 15 Septembre 2015, un report du projet, sans avoir reçu de réponses de la ville de Paris, sur trois problèmes  soulevés : Réaliser des études de circulation dynamique à une plus grande échelle avant la fermeture définitive de la voie sur berge afin d’anticiper les reports de circulation, en notant que le préfet de région, autorité environnementale, considérait dans son avis, que des approfondissements seraient nécessaires dans l’analyse des principaux effets du projets en ajoutant que certaines incidents en matière de trafic pourraient être sous-estimées.  Aucun élément de substitution n’est présenté et ne semble être prévu pour absorber, par des modes alternatives à l’automobile - renforcement de la desserte en transports en commun  notamment -  le volume de trafic qui ne pourra plus être supporté par la voirie, dans l’étude de mesures d’accompagnement.  Enfin, ce report aurait permis de prendre en compte des projets structurants sur le territoire de GPSO qui auront un impact fort sur la circulation automobile : Travaux des gares du GPE, et Vanves le vit quotidiennement,  le quartier du Clos Montholon étant bouché aux heures de pointe du matin et du soir en semaine (voir la photo),  Réaménagement de la RD7, de la RD1, et  restructuration de la «tête» du pont de Sévres.

  • L’EQUIPE AVIATORS VANVES PERD L’UN DE SES JOUEURS QUI INCARNAIT SA COHESION : CHARLES SIBELTCHEU

    La section Basket du Stade de Vanves est sous le choc, après avoir appris que l’un de des joueurs de l’équipe Première, Charles Sibetcheu, qui  jouait à Vanves depuis la saison 2010/ 201, est décédé d’une crise cardiaque durant un entrainement dans son pays. Français d'origine Camerounaise, il avait la particularité d’exercer le métier de sage femme, et d’avoir été sélectionné 15 fois en équipe nationale du Cameroun. A Vanves, il était le pilier  de l'équipe des aviators.

    « Sa coupe de cheveux qui lui donnait un look négligé fait exprès était  l’une des choses qu’on remarquait en premier chez Sibetcheu. Sur le terrain, il trainait une silhouette qui de loin semblait moins svelte que les autres. Et pourtant, le numéro 6 des Lions indomptables était connu pour sa justesse dans les shouts, surtout ceux à trois points qu’il affectionnait particulièrement. Quelque peu maladroit lors de la première confrontation avec les Congolais à Yaoundé, il s’est rattrapé très vite lors du deuxième match. Allant même jusqu’à inciter la foule à faire plus de bruits après chaque panier côté camerounais. Certains lui attribuaient d’ailleurs la place de mascotte dans le groupe, bien qu’il sache retourner sa veste pour calmer les autres au cas où ils s’énerveraient. En contrat avec l’équipe du stade de Vannes, il continuait de faire ses preuves au Cameroun dès que possible, et était connu pour rattraper les quelques erreurs que peuvent faire ses camarades » témoigne un journaliste sportif camerounais.

    L’émotion est énorme chez les Aviators de Vanves dont certains ont réagis sur les réseaux sociaux : « Charles Sibetcheu était l'un des nôtres. Il était un pilier de notre équipe depuis des années. Un homme fort, aimé et respecté par tous.Il est parti, victime d'un arrêt cardiaque sur un terrain de basket au Cameroun. Le club, ses coéquipiers et ses amis pensent aujourd'hui à lui et à sa famille. RIP Charly... On ne t'oubliera pas... » signait  Laurent Delseaux, président de la Section Basket . « Une terrible nouvelle . Charles était la joie et la bonne humeur incarné. « L'homme de cohésion » comme il aimait tant à le dire! Toute personne l'ayant croisé au moins une fois dans sa vie n'a pu rester indifférent à ce personnage charismatique. Toutes mes pensées vont à sa famille et ses proches » ajoutait Benjamin Recoura qui a joué avec lui dans cette équipe.

  • LE TEMOIGNAGE DEL’EX-MAIRE DE VANVES, GUY JANVIER SUR MICHEL ROCARD : « Convaincre que la société peut être plus juste et plus durable »

    « Michel ROCARD était le "chantre d'un socialisme exigeant et moral", le représentant d'une gauche moderne car réformatrice et un européen convaincu. Il faisait honneur à la politique. Continuons à faire vivre ces valeurs là. » : J’ai écrit ces quelques mots sur mon profil Facebook lorsque Samedi soir j’ai appris le décès de l’homme politique dont je me suis toujours senti le plus proche. Je l’avais croisé deux fois.

    La première, au début des années 90, lorsqu’il était Premier Ministre, à l’occasion d’une réunion interministérielle où je représentais ma direction sur l’économie sociale et solidaire.

    La seconde, un peu plus tard. J’étais expert à Bruxelles sur les questions de drogue, après avoir été chargé de ces questions au Parti Socialiste. J’avais défendu devant lui, à l’Hôtel Lutétia à Paris, l’idée selon laquelle il fallait réformer la loi de 1970 sur la lutte contre la drogue puisque, manifestement, la seule répression ne marchait pas et qu’elle aboutissait à des conséquences plus néfastes que celles d’une éventuelle libéralisation. J’avais eu un bref échange avec lui.

    J’ai beaucoup travaillé avec ses équipes de Matignon, et notamment Dominique Lefebvre, lors de la création du RMI en 1988. J’avais piloté les programmes de lutte contre la pauvreté et une des conclusions principales que nous tirions de ces actions, c’est qu’il fallait mettre en place un revenu minimum pour ceux qui n’avaient aucune ressource. A l’époque, le RMI, devenu le RSA en 2007, était versé par l’Etat, à charge, pour les départements de payer 20% des sommes consacrées à cette prestation à des actions d’accompagnement et d’insertion. (30 ans après, le Département des Hauts-de-Seine ne dépense qu’un peu moins de 5% à des actions de ce type !).

    Michel Rocard était le représentant de ce qu’on appelle « la deuxième gauche » et à laquelle j’ai toujours appartenu. Celle aussi de Pierre Mendès-France, que Jacques Delors résume ainsi dans le JDD de ce matin : « Une vision du socialisme qui fonde ses racines dans ce qu’il y a de meilleur dans la tradition française et dans la nécessaire adaptation à notre époque… Liberté, égalité, responsabilité… »

    J’ai toujours été rocardien. J’ai commencé mon engagement politique dans les clubs « Convaincre » qu’animait à Vanves Jacques Thibault. Rien que le nom me plaisait bien. Oui, il fallait convaincre, convaincre les gens qu’il y avait trop d’injustices, convaincre que cela n’était pas immuable à condition d’en avoir la volonté et de s’en donner les moyens.

    Convaincre que la société peut être plus juste et plus durable. C’est le message que nous laisse Michel Rocard.